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Frugivore / Fruitarien
07.06.2007, 23:55
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Frugivore / Fruitarien

erotic fruits



Frugivore / Fruitarien : personne qui ne se nourrit que de fruits (frais, secs et graines). L'idée majeure derrière ce mode d'alimentation est de ne pas détruire de plantes pour se nourrir, ce qui peut être évité, dans une certaine mesure, si on se contente de cueillir des fruits des arbres.


Fruitarisme
Régime issu du végétalisme mais n’acceptant que le fruit des plantes, c’est-à-dire des aliments qui
correspondent à la définition botanique du fruit d’une plante florale (ou l’organe reproducteur où se
trouvent les graines), comme les baies de toutes sortes, les noix, les graines, l’huile d’olive, le piment, la tomate...



Arnold Ehret


Santé et Guérison par le Jeûne




1906-1971


L'ouvrage d'EHRET " Santé et Guérison par le Jeûne, peut vous restituer la santé ; en alternant courts jeûnes et régimes de transition, votre corps sera enfin plus libre et vous vous apercevrez que « la vie mérite d'être vécue ».

Dès que vous aurez retiré des bienfaits de ce traitement} tous pourrez alors conseiller cette lecture autour de vous.

Faites lire « Santé et Guérison par le jeûne » et vous rendrez à votre prochain le plus grand des services.


Arnold EHRET

http://perso.orange.fr/jeune-et-randonnee/ehret.htm

L'animal malade s'abstient de manger. Pourquoi l'homme malade n'en fait-il pas autant ? C'est qu'il craint de dépérir davantage alors qu'il n'est plus capable d'assimiler ce qu'il ingurgite. Mais l'idée que l'on puisse vivre longtemps sans nourriture touche les fibres les plus profondes de chacun, ébranlant les convictions habituelles. Cependant, des médecins naturistes et autres ont obtenu par le jeûne des résultats tels qu'il est devenu impossible de négliger l'importance de cette thérapeutique. Si elle est encore peu connue, et même suspecte, c'est que la cure de jeûne a besoin d'être dirigée, Il faut tenir compte de l'état du patient et prévoir comment I organisme va réagir. C'est là qu'Ehret a été véritablement illuminé. Jeûner suivant ses indications c'est jeûner avec confiance, car il indique à l'avance ce qui va se passer.

Comme la. nature ne fait pas de miracle, le jeûne a besoin d'être alterné avec des régimes puissamment éliminateurs, dits de transition. Ceux-ci, dosés convenablement, procurent un soulagement immédiat et le malade, qui entrevoit la guérison possible, se libère de toute crainte, car un jeûne rationnel est véritablement sans danger.

Dans un corps régénéré, le cerveau fonctionne d'une manière surprenante. L'esprit, les pensées, l'idéal, les aspirations subissent des changements Fondamentaux indescriptibles. L'homme chante sa joie et son triomphe sur toutes les misères de la vie qu'il laisse derrière lui. Cela ne vaut-il pas la peine d'essayer ?


Note de l'éditeur

La plupart des personnes, dès 40 ans, ont un corps délabré ; même des jeunes gens et des jeunes filles sont atteints de constipation, de déviation de la colonne vertébrale, souffrent de carences et ont de ce fait un moral encore pire que leurs maux physiques ; bref les corps ne sont plus suffisamment sains pour recevoir le souffle de l'esprit.

Nous pensons être utile à ces personnes qui ont tout essayé auprès de plusieurs médecins, y compris des homéopathes, des guérisseurs, et qui ont tenté des cures naturistes et spirituelles, des régimes, des villes d'eaux. A chaque nouvel essai, elles ont pu sentir un mieux, mais passager, et elles voudraient guérir !

Le jeun tel que le décrit Ehret et, surtout pour les personnes ne pouvant ou croyant ne pas pouvoir jeûner

ses régimes de transition avec légumes crus et cuits, fruits crus et cuits, puissants et seuls vrais éliminateurs de tous les poisons et drogues qui encombrent l'organisme, nous semblent la panacée à faire connaître. Si l'on suit bien les instructions d'Ehret, le seul danger — inespéré ! — c'est de recouvrer la santé.

Jeûner requiert un acte de la volonté. La peur doit être exclue. Pendant un jeûne on peut continuer à vaquer à ses occupations, en se réservant la possibilité de se reposer dès que le besoin s'en fait sentir.

Recouvrer la santé c'est revivre enfin, c'est être libéré de toutes les mutilations internes qui nous rendent esclaves de nos maux. Nous avons déjà partiellement expérimenté le jeûne selon Ehret et nous pouvons affirmer qu'il est efficace.

L'ouvrage sera lu non seulement par des personnes entendant parler du jeûne pour la première fois, mais également par des personnes ayant déjà entrepris plusieurs jeûnes. Elles peuvent différer d'avis sur l'emploi de lavements et purgations que recommandent, outre Ehret, les Drs. Hanish, Bertholet, Vivini et bien d'autres. Elles peuvent estimer que certains des aliments de transition proposés sont à remplacer par d'autres.

Que chacun fasse selon son tempérament, son intuition. Mais l'on reconnaîtra qu'Ehret va à l'essentiel. Ses révélations concernant la pureté du corps humain sont surprenantes et cela vaut bien la peine d'essayer.

Deux personnes qui s'aiment sont pleines de la vitalité dont nous entretient Ehret. Elles ne se bourreront pas d'aliments nuisibles. Pense-t-on à mal manger en contemplant un magnifique lever ou coucher de soleil dans les montagnes, lors d'une prière, d'une communion ardente, lorsqu'un travail absorbant, une étude nous accaparent entièrement ?

Il semble qu'il y ait plusieurs chemins pour atteindre Santé et Bonheur ; celui que nous propose Ehret est — et les nombreuses personnes qu'il a guéries pourraient si besoin était l'attester —, au moins, entièrement valable, accessible et sûr.

G. V.

PRÉFACE DU TRADUCTEUR
Je ne sais pas qui était le Prof. Ehret. Je ne sais même pas s'il était Américain ou Allemand. On m'a dit qu'il était mort à 56 ans d'un accident d'automobile, après avoir été considéré comme perdu à l'âge de 30 ans pour une grave maladie de reins. Il avait réussi à s'en guérir et avait atteint un stade de santé supérieure.

Au cours de ses efforts pour acquérir cette santé supérieure, il semble avoir été illuminé par des accès d'intuition qui lui ont permis de synthétiser en une doctrine particulièrement cohérente les principes qu'il y a lieu de mettre en œuvre pour débarrasser le corps de ses impuretés au moyen de jeûnes périodiques, et d'acquérir ainsi des immunités naturelles permettant d'échapper aux maladies et de faire disparaître celles dont on était atteint.

Ayant obtenu sur moi-même et autour de moi des résultats excellents et en concordance parfaite avec les affirmations d'Ehret, je crois qu'il n'est pas sans intérêt de publier la présente traduction adaptation. J'ai appris par expérience qu'en agissant progressivement, il était facile de jeûner une semaine sans absorber la moindre nourriture solide, sans interrompre ses occupations, et tout en supportant mieux que les gros mangeurs les fatigues physiques les plus intenses. C'est à la rupture du jeûne qu'il faut prendre le plus de précautions et j'attire spécialement l'attention des lecteurs sur les recommandations détaillées qu'Arnold Ehret formule à ce sujet.

Aux lecteurs possédant déjà des connaissances médicales étendues, les idées d'Ehret pourront paraître un peu romancées et n'avoir pas les bases scientifiques suffisantes pour satisfaire réellement les esprits cartésiens.

D'autres estimeront que les exclusives qu'il lance contre certaines catégories d'aliments sont trop absolues, surtout pour le régime de ceux qui sont appelés à vivre dans des pays trop peu ensoleillés où il n'est pas possible de récolter à proximité pendant toute l'année les fruits et légumes nécessaires. Dans ces pays, une activité professionnelle trop trépidante, à laquelle il est souvent impossible d'échapper lorsqu'on est en bonne santé, force à remplacer certains aliments par des excitants peu physiologiques ou par des aliments jouant un rôle d'excitant, ceci même contre son gré. Cependant, il me semble qu'Ehret résume bien le point de vue qui intéresse le malade dans toute la mesure où ce point de vue est en opposition avec celui qui intéresse le pharmacien.

La médecine classique apprend à guérir les maladies par la pharmacopée et les soins adjuvants. N'est-il pas plus intéressant pour le patient d'acquérir les immunités naturelles qui k'i permettront par exemple de ne j jamais attraper la grippe et de passer avec infiniment | moins de risques à travers les épidémies ?

Ceci dit, voici l'essentiel de la doctrine d'Ehret. On ! voudra bien se rappeler qu'elle a été élaborée dès 1906.

Le Traducteur.



Notions préliminaires


Presque toutes les maladies, quelle que soit leur appellation médicale, résultent de constipations, d'obstructions du système tissulaire du corps humain. Tout symptôme spécial résulte donc d'une constipation locale extraordinaire duc à une accumulation plus grande de déchets à cet endroit. Les points d'accumulation spéciaux sont la langue, l'estomac, et plus particulièrement le tube digestif tout entier. L'existence de ces dépôts est la cause profonde de la constipation intestinale.

En moyenne, tout le monde a continuellement dans les intestins au moins 5 livres de matières non éliminées qui empoisonnent le courant sanguin et le corps tout entier.

Toute personne malade a, depuis l'enfance, le corps plus ou moins encombré de mucus provenant de substances alimentaires artificielles non digérées, non éliminées.

La technique du Professeur Ehret, avec régime alimentaire sans mucus, paraît constituer l'action compensatrice la plus efficace connue jusqu'ici contre les maladies. De nombreux malades déclarés incurables ont été sauvés par son application systématique.

Le régime sans mucus comporte tous les fruits crus et cuits, les végétaux sans amidon et les légumes cuits ou crus, principalement verts. La méthode de guérison par le régime sans mucus est une combinaison de jeûnes longs ou courts, étudiés pour chaque cas particulier, et accompagnés de menus à changements progressifs tendant vers une alimentation non formatrice de mucus. Le régime lui-même peut guérir pratiquement sans jeûne presque toutes les maladies, bien que la cure sans jeûne demande beaucoup plus de temps que la cure avec jeûne.

Pour la plupart des médecins, la genèse des réactions du corps humain, spécialement lorsqu'il est malade, reste un mystère. Combien ils sont loin d'une doctrine susceptible d'application généralisée. Par exemple, les Naturopathes emploient continuellement le mot « vitalité >> et cependant ni les médico-scientifiques ni les naturopathes ne peuvent dire ce qu'est la vitalité.



Le Professeur Ehret s'est efforcé de déraciner certaines erreurs et de montrer la vérité sous un jour si nouveau et si simple qu'elle devient aisément accessible à tous.

La simplicité et la clarté de sa doctrine lui permettent de descendre du général au particulier. Elles sont fondamentales pour le succès de ses cures. Il répète sans cesse que les énoncés qui ne peuvent pas être compris par le bon sens ne sont pas sérieux, si scientifique que soit leur apparence.

Cependant, on aurait tort d'imaginer que toute maladie spécifique peut être guérie par l'absorption d'une nourriture convenable, ou de menus spéciaux, ou par la pratique de longs jeûnes, si le tout est accompli sans expérience, sans doctrine, et sans avis autorisé pour chaque cas individuel.

Le jeûne est connu depuis des siècles comme une loi infaillible de la nature pour réagir contre les maladies. Mais pourquoi son emploi ne s'est-il pas généralisé, et n'a-t-il pas été suivi d'un succès universel ? Parce qu'on n'y a jamais recouru systématiquement et correctement selon l'état du patient.

La moyenne des gens n'a pas la moindre idée des processus d'élimination des déchets du corps, du temps que ces processus demandent, de la manière et de la fréquence selon lesquelles le régime doit être changé, ni de ce que signifie l'expulsion des formidables quantités de déchets accumulés dans le corps pendant toute la vie.

La maladie est un effort du corps pour éliminer les déchets, le mucus et les toxines. La technique d'Ehret vient en aide à la nature de la façon la plus simple et la plus parfaite. Ce n'est pas la maladie, c'est le corps qu'il faut guérir. Il faut le nettoyer, le libérer des déchets, des matières étrangères, du mucus et des toxines qui y sont accumulés depuis l'enfance. On ne peut pas acheter la santé dans une bouteille. On ne peut pas guérir un corps, c'est-à-dire purifier un système, en quelques jours. Il faut compenser le mal qui lui a été fait pendant toute la vie.

La technique d'Ehret n'est ni une cure ni un remède. C'est une régénération continue, un nettoyage complet, aboutissant à un état de santé incroyablement parfait.

Elle est fondée sur le fait que les encombrements organiques sont à la base de toutes les maladies et constituent les causes les plus évidentes d'une vitalité diminuée, d'une santé insuffisante, d'un manque de forces et d'endurance et de toute imperfection dans la santé. La santé que la doctrine habituelle appelle normale apparaît plutôt comme un état pathologique lorsqu'on la compare avec celle que l'on atteint par la méthode d'Ehret.

Le mécanisme humain comporte un système tubulaire élastique. Or la nourriture « civilisée » n'est jamais entièrement digérée, et les déchets correspondants ne sont jamais complètement éliminés. Le système tout entier est progressivement constipé, spécialement à l'endroit des symptômes maladifs et dans le tube digestif. Telle est la base de presque toutes les maladies.

Dissoudre ces déchets, les éliminer soigneusement et intelligemment sous contrôle, tel est l'objet de la technique des guérisons par le régime sans mucus.

Maladies latentes aiguës et chroniques
Outre le mucus et les substances toxiques qui l'accompagnent, le corps humain contient des matières étrangères telles que l'acide urique, les toxines et plus spécialement les médicaments dont on s'est servi.

Des années d'observation ont montré que les drogues ne sont pas toujours éliminées comme les déchets de nourriture : certaines d'entre elles, surtout quand elles contiennent des métaux lourds, des vaccins, des albumines étrangères... s'accumulent dans le corps et y restent pendant des dizaines d'années.

On a observé des centaines de cas où des drogues prises 10, 20, 30 et même 40 ans auparavant, étaient expulsées avec le mucus par sa technique d'élimination. Ceci est évidemment un fait de première importance pour le médecin pratiquant.

Lorsque l'on permet au corps de dissoudre ces poisons chimiques, ils se trouvent réintroduits dans la circulation pour être éliminés par la voie rénale. Le système nerveux et le cœur en sont affectés, et il peut en résulter une nervosité extrême, des étourdissements, des battements de cœur excessifs et d'autres sensations étranges.

Les personnes qui ne savent pas interpréter ces phénomènes se trouvent devant des mystères. Elles appellent le médecin de la famille, qui diagnostique généralement une maladie de cœur et incrimine le manque d'aliments au lieu d'incriminer les drogues qu'il a peut-être prescrites lui-même dix ans auparavant.

Or, la plupart des personnes considérées comme normales et en bonne santé ont le corps encombré par une accumulation chronique de déchets de nourriture, de poisons et de médicaments. C'est cela qui constitue leur maladie latente.

Lorsque ces matières, cause de maladie latente, sont accidentellement mises en mouvement, par exemple par un rhume, le malade expulse une grande quantité de mucus et se sent mal à l'aise. Il essaie d'arrêter le rhume au lieu de se réjouir du processus naturel de nettoyage. Si la quantité de mucus libéré est suffisamment importante pour causer un choc au système tout entier, mais sans danger, le diagnostic peut être la grippe.

Si la nature approfondit son travail éliminatoire, notamment dans l'organe si important que sont les poumons, tant de poisons et de mucus se trouvent libérés à la fois que la circulation du sang se fait avec une grande résistance, comme dans une machine mal nettoyée ou une automobile qui roule avec les freins serrés. Le corps réagit par une chaleur anormale qu'on appelle la fièvre.

Les médecins baptisent alors le phénomène du nom de pneumonie. Or la pneumonie n'est qu'un effort fiévreux de la nature pour libérer un organe vital de ses déchets.

Si ce sont les reins qui ont à éliminer le mucus libéré, et qui en reçoivent un choc, il peut en résulter des lésions néphrétiques.

Bref, lorsque la nature, dans ses efforts fiévreux pour éliminer du mucus et des produits toxiques, essaie de sauver une vie humaine, on appelle cela une maladie aiguë.

La profession médicale possède plus de 4.000 noms de maladies. Chaque maladie spéciale est qualifiée d'après le lieu respectif de l'élimination qui l'accompagne ou d'après le point congestionné où le courant sanguin trouve un passage difficile, cause de douleur.

Exemple : douleur dans les articulations comme dans le cas de rhumatismes.

Pendant des siècles on a mal interprété cet utile effort de la nature en vue d'une guérison spontanée. On s'est efforcé d'en supprimer les effets au moyen de drogues, et les malades ont continué à manger en .dépit des signaux d'alarme, de la douleur et de la perte de l'appétit.

Malgré l'aide du médecin — aide trop souvent dangereuse et dommageable — la vitalité du patient, et plus spécialement ses facultés d'élimination, sont diminuées. Sous ce handicap, les phénomènes naturels perdent une partie de leur efficacité et se produisent moins vite ; le cas devient alors chronique.

Diagnostic général
Pourquoi le diagnostic ?

S'il n'y a qu'une seule maladie, on peut se demander pourquoi un diagnostic est nécessaire. Si toute maladie est due à un encombrement interne provenant de nourriture non digérée, de mucus, d'acide urique, de substances toxiques, de drogues... pourquoi faire un diagnostic ? C'est ce que nous allons voir en recherchant pourquoi les régimes de fruits et le jeûne mis entre des mains inexpertes ont produit des résultats si douteux.

L'emploi inconsidéré de ces régimes a provoqué bien des malentendus provenant de la croyance qu'ils conviennent à tout le monde et dans tous les cas. Or rien n'est plus éloigné de la vérité. Il y a peu de traitements qui demandent autant d'observation individuelle et de changements continuels de régime pour faire face aux réactions du patient. C'est pourquoi les personnes qui essaient sans méthode, sans l'avis d'un technicien, aboutissent si souvent à des résultats déplorables.

M. Me Fadden, par exemple, et bien d'autres recommandent le jeûne dans tous les cas. Or, de deux . patients, l'un peut recouvrer complètement la santé après deux ou trois semaines de jeûne, alors que l'autre peut mourir du même traitement. C'est pourquoi un diagnostic individuel de l'état général et local et des encombrements organiques est nécessaire.

Diagnostic constitutionnel
Pour faire ce diagnostic, il faut être fixé sur les points suivants :

Etat d'encombrement relatif du corps.
Prédominance des mucus ou des poisons dan$ cet
encombrement.
Présence ou absence de pus, quantité et nature
des drogues employées précédemment.
Existence d'un organe ou d'un tissu interne en
voie de décomposition.
Degré de diminution de la vitalité.
Dans cette voie, l'observation et l'expérience montrent que l'aspect général du patient et notamment sa mine renseignent toujours un peu sur son état interne.

Diagnostic médical
Le diagnostic habituel ne projette guère de lumière sur ces sujets, bien que les médecins le considèrent souvent comme plus important que la guérison effective. Leur diagnostic est généralement fait d'une série de descriptions de symptômes, d'après lesquels on a dénommé des milliers de maladies. Combien de malades disent « le docteur n'a pas trouvé ce que j'avais ». Le diagnostic médical est-il vraiment si difficile?

Le nom de la maladie n'est pas ce qu'il y a de plus intéressant, car la même ordonnance peut être bonne contre la goutte, l'indigestion ou le mal de Bright.

Par exemple, la question de savoir s'il faut jeûner et combien de temps il faut jeûner ne dépend pas du nom de la maladie, mais bien de l'état d'encombrement du patient et de la diminution de sa vitalité.

Concept naturiste
Le Naturisme est en avance sur la médecine lorsqu'il enseigne que toute maladie résulte d'un état de réceptivité. Mais le naturisme n'explique pas suffisamment la source, la nature et la composition des matières étrangères qui sont à la base de cet état de réceptivité.

Le Docteur Lahmann dit : « Toute maladie est causée
par de l'acide carbonique et du gaz. » Mais il n'enseigne pas que la source de ces gaz réside dans la décomposition des aliments non éliminés, c'est-à-dire dans du mucus en état de fermentation continuelle.

Le Docteur Jaeger dit : « Toute maladie est une puanteur. La nature donne son diagnostic au moyen d'une mauvaise odeur qui indique le point jusqu'où la décomposition interne a progressé. »

Le Docteur anglais Haigh, fondateur du régime antiacide urique, base son diagnostic général sur l'hypothèse que la majorité des maladies proviennent de l'acide urique, lequel constitue en effet à côté du mucus une fraction importante des matières pathogènes.

Le naturisme attache une importance considérable au diagnostic des symptômes, bien qu'il reconnaisse le caractère unique des origines.

Diagnostic par l'urine
Beaucoup de médecins considèrent ce diagnostic spécial comme le plus important, mais ils l'interprètent généralement à faux.

A côté du tube digestif, les canaux urinaires constituent la principale avenue d'élimination. Aussitôt que l'on passe au régime naturiste, il apparaît dans l'urine des déchets, du mucus, des poisons, de l'acide urique et des phosphates, de l'acétone, etc. et son analyse devient alarmante.

La même chose arrive dans la plupart des cas quand on tombe malade. Chacun s'inquiète de cet effort du corps pour éliminer les déchets, alors que cette élimination nation constitue justement le processus de débarras et de guérison.

Si l'on trouve du sucre et de l'albumine dans les urines, on dit que c'est très sérieux et on diagnostique respectivement le diabète ou le mal de Bright.

Avec les traitements médicaux habituels, dans le cas de diabète, le patient peut mourir par dénutrition de sucre, par suite de l'absence dans son régime du

sucre et des éléments susceptibles de former du sucre. Dans le cas du mal de Bright, le patient peut mourir du remplacement forcé des albumines par un gavage d'aliments riches en albumine.

Ehret estime que tout ce que le corps expulse est déchu, pourri, mort. Le cas échéant, l'élimination montre simplement que le patient est dans un état avancé d'encrassement intérieur, causant déjà une altération de certains organes internes et une décora-position rapide de l'alimentation ingérée. Ces cas, comme la tuberculose, doivent être traités très soigneusement, et très lentement.

Aspect du côlon humain
Le diagnostic doit renseigner autant que possible sur l'aspect général intérieur du côlon. C'est d'une importance primordiale. Le diagnostic consistera donc principalement à découvrir dans quelle mesure le tube digestif du patient est encombré par des déchets.

Les spécialistes des autopsies disent que 60 à 70 % des côlons disséqués contiennent des matières étrangères telles que des vers, et aussi des matières fécales dures comme des pierres, datant de dizaines d'années. Les parois intérieures de l'intestin grêle sont souvent aussi incrustées de matières fécales anciennes et dures ; elles ressemblent à des tuyaux de cheminée ayant besoin d'être ramonés.

Sous l'effet du traitement, certains malades gras éliminent rapidement 25 à 30 kg de déchets, dont 5 à 7 livres rien que du côlon, ces derniers déchets consistant principalement en matières fécales durcies et très anciennes. La moyenne des gens que l'on dit être en bonne santé traînent continuellement avec eux depuis leur enfance plusieurs kilos de matières jamais éliminées. Une bonne selle par jour ne signifie rien. Un homme gras et malade n'est qu'un cloaque ambulant.

Il est surprenant de voir le nombre de malades qui sont dans cet état et qui ont déjà fait des cures soi-disant naturistes.

Diagnostics particuliers
Type maigre et type gras

Le corps de l'homme gras est en moyenne plus obstrué mécaniquement que celui du maigre, parce qu'il est en général suralimenté de graisses et de farineux.

Chez le type maigre, c'est l'empoisonnement chimique et physiologique qui prédomine, parce que les types maigres sont généralement grands mangeurs de viande, ce qui produit beaucoup d'acidité, de l'acide urique, d'autres poisons et du pus.

Histoire des maladies
En règle générale, il est bon de poser aux malades les questions suivantes, dont les réponses apportent un enseignement très important :

— Depuis combien de temps êtes-vous malade ?

Comment votre médecin appelle-t-il votre maladie ?
Que vous a-t-il recommandé ?
Combien de traitements avez-vous suivis et les
quels ?
Avez-vous été opéré ?
Quels autres genres de traitements avez-vous suivis auparavant ?
L'âge, le sexe, l'hérédité, sont d'autres points intéressants, mais le régime actuel du patient reste la chose la plus importante. Il faut connaître aussi ses envies spéciales de certains aliments, ses mauvaises habitudes, son état de constipation, la durée de cet état et quel genre de régime il a suivi précédemment. En effet, les changements bienfaisants de régime partiront du régime actuel du malade. Il ne faut recommander que des changements progressifs vers un régime amélioré.

Diagnostic expérimental
Le diagnostic le moins sujet à erreur que nous connaissions résulte d'une courte période de jeûne. Plus rapidement le patient se sent mal après une courte période de jeûne, plus il est encombré et empoisonné. S'il a des vertiges ou de forts maux de tête, c'est qu'il est gravement envahi de mucus et de produits toxiques. S'il a des palpitations de cœur, c'est un signe qu'il y a du pus quelque part, ou bien que des drogues anciennement absorbées sont entrées dans le courant circulatoire pour être éliminées. Une légère douleur se localise dans les organes internes spécialement encombrés.

Bref, après une courte période de jeûne, la nature, mieux que les rayons X, révèle au praticien expérimenté le véritable état intérieur du corps. Il peut faire son diagnostic en clinicien, bien mieux qu'avec des analyses ou des quantités d'instruments scientifiques.

Le diagnostic naturel par le jeûne indiquera infailliblement l'endroit où un point faible souvent insoupçonné a commencé à se développer chez l'homme qualifié de normal. La connaissance de ce point faible permet de savoir comment l'intéressé deviendra malade, fût-ce dans plusieurs années, s'il continue son alimentation défectueuse. Elle permet la prévision de la maladie.

Quelques diagnostics spéciaux
Le Rhume. — C'est un excellent effort pour éliminer des déchets des cavités de la tête, de la gorge et des tubes bronchiaux.

La Pneumonie. — La maladie a gagné en profondeur et va éliminer le mucus de l'organe le plus spongieux et le plus vital, le poumon. Une hémorragie peut survenir pour nettoyer plus radicalement. L'excitation générale du système provoque une hausse de température pour aider à éliminer les déchets en circulation. Trop souvent on s'alarme à l'excès de ces symptômes et le médecin les supprime avec des médicaments et de la nourriture, bloquant ainsi le processus de guérison naturel, le nettoyage. Si le patient ne meurt pas, l'élimination devient chronique l'on appelle cela tuberculose.

Tuberculose. — Au lieu d'éliminer par les voies naturelles, le malade tuberculeux élimine continuellement par les poumons le mucus causé par les erreurs de suralimentation et par l'ingestion excessive d'aliments trop riches. Le poumon est rempli de matières pathogènes sur lesquelles les microbes peuvent pulluler ; et on appelle cela tuberculose.

Le poumon ne travaille plus suffisamment pour assurer la circulation, et le système cellulaire tout entier se désagrège de plus en plus avant la mort du patient.

Rage de dents. — Les rages de dents sont un signal d'alarme de la nature : arrêtez-vous de manger. Il faut réparer. Il y a des déchets acides ou du pus dans l'organisme, qui a trop absorbé d'aliments pauvres en sels minéraux assimilables, trop de viande.

Rhumatismes et Goutte. — Le mucus et l'acide urique des adeptes d'un régime fortement carné se sont accumulés plus spécialement aux articulations, qui constituent la partie des tissus la moins perméable au passage de la circulation sanguine.

L'estomac est le fournisseur central des matières pathogènes. Il y a une limite à sa capacité de digérer et de se vider après les repas. Si l'on mange abondamment trois fois par jour, l'estomac n'arrive jamais à se vider et tous les aliments, même les meilleurs, sont mélangés avec du mucus acide. L'étonnant, c'est que l'être humain supporte une pareille chose aussi longtemps.

Goitre. — C'est un utile dépôt de la nature pour empêcher une énorme quantité de déchets d'entrer dans la circulation.

Furoncles. — Même chose, en principe, mais l'élimination est externe.

Bégaiement. — C'est une accumulation spéciale de mucus dans la gorge qui gêne le fonctionnement des cordes vocales. Ehret assure en avoir guéri plusieurs cas.

Maladies du foie et des reins. — II s'agit d'organes de structure très spongieuse, dont la fonction est celle d'un filtre physiologique. C'est pourquoi ils sont facilement obstrués par des mucus collants.

Maladies sexuelles (Syphilis exceptée). — Elles ont leur origine dans l'élimination du mucus à travers les organes correspondants, et il est facile de les guérir sans drogues. Il est bon de savoir que l'emploi de certains médicaments produit, même sans maladie, certains symptômes caractéristiques de la syphilis. Plus on a absorbé de médicaments, surtout du mer-| cure, plus il faut apporter de soin à la conduite du traitement.

Maladies des yeux et des oreilles. — Même la myopie, la presbytie et les troubles d'audition résultent de la congestion de ces organes ; à l'aide de sa technique, Ehret assure avoir guéri quelques cas de cécité et de surdité.

Maladies mentales. — II assure également que ses malades mentaux avaient non seulement de la congestion générale, mais plus spécialement de la congestion du cerveau. Un homme qui était à la frontière de la folie a été guéri par un jeûne de quatre semaines. La folie sans lésions cérébrales est une des choses les plus faciles à guérir par le jeûne lorsque ceux qui ont perdu la raison ont l'instinct naturel de ne pas manger.

D'ailleurs, les malades non mentaux guéris par le régime sans mucus ont pour la plupart leur état mental amélioré. Leur esprit est plus clair après le jeûne, et l'unité de pensée tend à y remplacer le désordre.

Le miroir magique
II semble que les maladies soient à peu près aussi mystérieuses pour les médecins modernes que pour les sorciers des tribus africaines. Les premiers remplacent simplement la théorie des démons par celle des microbes. C'est toujours un mystérieux pouvoir extérieur qui veut vous faire du mal et attenter à votre vie. On lutte contre la maladie au lieu de lutter pour la santé.

Il ne faut pas enlever aux naturopathes le mérite d'avoir prouvé que la maladie survient à cause de la présence de substances étrangères à l'intérieur du corps, substances qu'il faut éliminer parce qu'elles constituent un terrain de culture ou qu'elles paralysent les résistances naturelles.

Si l'on veut devenir son propre médecin, ou guérir les autres sans drogues, il faut également pouvoir faire un diagnostic exact, afin d'avoir une idée claire de l'état interne du patient. Or c'est le livre de la nature qui décrira infailliblement cet état, par une expérience que nous appellerons celle du miroir magique.

Malade ou non, toute personne qui voudra tenter cette expérience éliminera du mucus, démontrant par là même que la base de toutes les maladies réside dans l'encombrement du système tissulaire par des substances alimentaires non éliminées, non utilisables, et non digérées.

Le miroir magique prouvera que les symptômes individuels, les souffrances ou les sensations désagréables, quel que soit le nom dont on les appelle, résultent d'une accumulation locale extraordinaire de déchets.

La langue chargée est la preuve d'un encombrement constitutionnel qui obstrue et congestionne la circulation par du mucus dissous, mucus qui apparaît jusque dans l'urine.

Les replis intestinaux sont encombrés par du mucus collant, qui retient des matières fécales pendant des années. Ces matières empoisonnent continuellement la circulation, gênent le processus de la digestion et empêchent la formation de sang pur.

Pour regarder à l'intérieur du corps plus clairement que les spécialistes avec leurs rayons X, pour connaître l'origine d'une maladie, et même pour découvrir certaines défectuosités physiques ou mentales insoupçonnées, essayez ceci :

Jeûnez 48 heures, ou ne mangez que des fruits (oranges, pommes, ou fruits juteux de saison) pendant deux ou trois jours. Vous remarquerez que votre langue devient très blanche. Lorsque ce phénomène j coïncide avec une maladie aiguë, on conclut à l'indigestion.

Or la langue est le miroir non seulement de l'estomac, mais de toutes les muqueuses. Le fait qu'elle se recharge même si on la racle avec une raclette dénonce la | quantité de crasse, de mucus et d'autres poisons [accumulés dans le corps, impuretés qui ont une tendance naturelle à s'éliminer par les surfaces internes de l'estomac, de l'intestin et des autres cavités muqueuses.

Après avoir jeûné, il est recommandable de diminuer lia quantité habituelle de nourriture et de ne manger que des aliments naturels et nettoyants (fruits et légumes sans amidon). On permet ainsi au corps de diluer et d'éliminer du mucus, ce qui constitue le processus de la guérison.

Au cours de l'expérience, observez l'urine en la laissant reposer quelques heures dans un récipient de verre, et regardez les quantités de mucus qu'elle contient.

La quantité réelle de déchets qui forme la base mystérieuse des troubles est presque incroyable. Les globules blancs du sang sont des déchets. Aucun des civilisés occidentaux n'a le sang ni les vaisseaux sanguins libres de mucus. Leur système tubulaire ressemble à une cheminée remplie de suie qui n'aurait jamais été nettoyée. Il est même pire, parce que les déchets des protéines et des amidons sont collants. Remarquez que les organes internes les plus importants, poumons, reins, glandes... ont une construction spongieuse caractéristique. Imaginez une éponge trempée dans de la colle ou dans de la glu, et vous aurez une image d'un pancréas, d'un foie ou d'un rein malade !

Il serait souhaitable que les naturopathes libérassent de plus en plus leurs doctrines de toutes les superstitions médicales qualifiées à tort de diagnostic scientifique.

La nature seule apprend la science et la vérité. Elle guérit d'une seule manière, par le régime et le jeûne, toutes les maladies qu'il est possible de guérir. Cela montre qu'elle ne reconnaît qu'une seule espèce de maladie, et que les principaux facteurs de mauvaise santé résultent de la présence dans le corps de déchets, de matières étrangères et de mucus, sans compter l'acide urique et les produits toxiques, ainsi que le pus s'il y a des tissus décomposés.

Pour se rendre compte à quel point le corps humain est encombré, il faut avoir observé comme Ehret des milliers de jeûneurs. Le fait inconcevable reste le suivant : comment est-il possible au corps de stocker une pareille quantité de déchets ?

Avez-vous jamais cherché à mesurer les masses de phlegme expulsées pendant un rhume ? Or les cavités bronchiales, les poumons, l'estomac, les reins d'une personne enrhumée sont un peu dans le même état que les cavités de sa tête.

Dès la fin du siècle dernier, d'éminents pionniers naturistes disaient : « Toute maladie provient de matières étrangères au corps et de déchets. »

Ehret a dit dès 1910 et répète indéfiniment que la principale de ces matières est une sorte de pâte gluante provenant de mauvais aliments décomposés, pâte qu'il est possible d'apercevoir lorsqu'elle quitte le corps à l'état de mucus.

La lumière de la vérité éclaira brutalement Ehret après qu'il eut jeûné, contrairement à l'avis du médecin naturiste qui le soignait pour le mal de Bright. Pendant l'examen des éprouvettes d'urine remplies d'albumine, Ehret lisait sa condamnation sans appel sur le visage de son médecin.

Mais sa propre interprétation était entièrement différente. Il concluait à juste titre que tout ce que la nature expulse ou élimine est du déchet, que ce soit de l'albumine, du sucre, des sels minéraux, de l'acide urique...

Ceci se passait avant 1900, et ce médecin naturiste est resté persuadé jusqu'à sa mort qu'il fallait remplacer l'albumine éliminée par des aliments riches en protéines.

Le diagnostic médical habituel du mal de Bright, quand l'analyse chimique des urines dénote une forte proportion d'albumine, est aussi trompeur que les autres. L'élimination de l'albumine prouve que le corps n'en a pas besoin, qu'il est surchargé, suralimenté de protéines. Au lieu de réduire l'absorption de ces aliments empoisonnants, on l'augmente à tort en vue de remplacer les éliminations. Le patient peut en mourir. Quelle tragédie de remplacer un déchet pendant que la nature s'efforce de guérir en l'éliminant !

Un autre essai de laboratoire important est celui qui dénote la présence de sucre dans les urines. On conclut au diabète, phénomène toujours mystérieux pour les médecins.

Ceux-ci, au lieu de conseiller les sucres naturels qui peuvent se combiner avec le sang et être utilisés par l'organisme, font avaler aux diabétiques des œufs, de la viande, du jambon... et arrivent parfois à faire mourir le patient de dénutrition sucrée, en l'empêchant d'absorber les aliments naturels qui contiennent ou qui produisent du sucre.

Que de peine ne faudra-t-il pas pour nous débarrasser des idées fausses qui ont été gravées dans notre tête depuis l'enfance !

Une autre manière de tomber dans l'erreur consiste à rechercher un nom pour chaque maladie individuelle. Pour entreprendre une cure naturelle de jeûne et de régime, le nom d'une maladie n'a aucune importance. Puisque toute maladie résulte de la présence de matières étrangères dans le corps, les choses qu'il faut savoir sont les suivantes : quelle est la quantité de ces matières qui encombrent le patient ; jusqu'à quel point empêchent-elles le système de fonctionner ; quelle est leur nature ; quel est le point d'abaissement de la vitalité. Dans le cas de tuberculose ou de cancer, il faut savoir si les tissus eux-mêmes sont atteints. Leur décomposition se manifeste par l'apparition du pus et des microbes correspondants.

Des centaines de malades ont l'habitude de consulter plusieurs médecins, dont chacun fait un diagnostic et classe la maladie sous un nom différent.

On heurte parfois les patients, on les surprend toujours en leur disant : votre diagnostic facial peut indiquer exactement ce dont vous souffrez, et vous le verrez vous-même dans le miroir magique d'ici quelques jours.

Diagnostic expérimental
Comme indiqué plus haut, le diagnostic expérimental nécessite deux ou trois jours de jeûne. Les personnes obèses doivent boire pas mal pendant le jeûne. La surface de la langue montrera clairement l'aspect intérieur du corps. L'haleine indiquera l'étendue et la nature de la décomposition. Il est même possible d'indiquer, d'après elle, le genre de nourriture que le patient préfère.

Si le malade ressent une douleur au commencement du jeûne, il peut être certain d'avoir un point faible, une maladie en gestation dont le syndrome n'est pas assez développé pour que l'examen médical habituel le révèle. Des déchets apparaîtront dans les urines avec des nuages de mucus. Du mucus sera expulsé par le nez, la gorge, les poumons et le rectum. Plus le malade se sent faible et déprimé pendant le jeûne, plus l'encombrement de son organisme est grand et plus sa vitalité est affaiblie.

Le diagnostic expérimental indique exactement les déficiences. On en déduit la manière d'y remédier, soit par un régime de transition modéré, soit par un régime plus radical, soit en jeûnant ou en interrompant le jeûne.

L'expérience du miroir magique est à la base da processus des guérisons naturelles, physiques et chimiques. C'est une question posée à la nature à laquelle la nature répond infailliblement partout et toujours.

Si le malade devient nerveux, ou s'il a des battements de cœur, on peut être certain qu'il a des drogues accumulées dans le corps.



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Un tuberculeux réagit à une courte période de jeûne par des éliminations tellement terribles, que l'impossibilité de le guérir avec « de bons aliments nourrissants » (œufs ou lait) devrait apparaître avec évidence aux plus ignorants.

Le diagnostic expérimental suggéré ci-dessus paraît indispensable. Impossible de regarder un intérieur mieux qu'avec cette simple méthode. Impossible de découvrir plus exactement, même avec des appareils complexes, l'état réel des malades. Impossible de se fier aux autres méthodes, y compris le diagnostic de l'iris, l'examen de la colonne vertébrale, etc..

La nature reflète la vérité. Ses révélations et ses démonstrations ne semblent étranges que si Ton ne sait pas les interpréter.

Pronostic de la maladie.

— Arrivons au pronostic de la maladie. Toute personne qui n'a pas passé par le processus complet de guérison par le régime sans mucus, et quelle que soit son apparence de santé, a une maladie latente. La nature n'attend que l'occasion d'éliminer les déchets qui occasionneront cette maladie.

Chacun sait qu'un choc sévère, comme un coup de froid ou une grippe, provoque une élimination ; mais en général on ne comprend pas le phénomène. Les médecins recommandent de continuer à manger, prescrivent des drogues, arrêtent l'élimination, interdisent à la nature de continuer le nettoyage intérieur qu'elle avait commencé, et provoquent ou prolongent par cela même les maladies aiguës ou chroniques.

Toute personne, même bien portante et spécialement à l'âge critique, entre 30 et 40 ans, devrait jeûner quelques jours, et regarder dans le « miroir magique » l'étendue de ses maladies latentes, afin de connaître leur nature, de situer les points faibles et de savoir ce qui va arriver.

C'est la prévision de la maladie. Si les Compagnies d'assurances sur la vie y croyaient, elles auraient une méthode excellente pour calculer leurs risques.

Au cours de cette première expérience, il est dangereux de jeûner jusqu'à ce que la langue soit propre.

Qui peut expliquer pourquoi la langue devient propre lorsqu'on rompt un court jeûne par un bon repas ? Pourquoi, après un jeûne, le « miroir magique » dénonce-t-il une élimination plus grande si l'on se nourrit de fruits et d'aliments sans mucus que si l'on absorbe des aliments « civilisés », œufs, viandes, fromages, etc.. ?

C'est le mystère du « miroir magique » et son explication est simple : l'élimination est arrêtée temporairement par l'ingestion de mauvais aliments, parce que les organes internes s'occupent d'abord de faire face au nouvel ennemi qui les envahit. Ils cessent aussitôt de s'occuper des déchets déjà stockés.

Avec de mauvais aliments, on se sent donc mieux pour un temps qu'avec des fruits, et pendant cette période il semblerait même que le miroir magique soit trompeur en laissant croire que l'intérieur du corps est propre. Le retour aux aliments naturels ne tarde pas à prouver le contraire.

Pour une personne ordinaire, il faut de une à trois années de régime naturiste et nettoyant, coupé de jeûnes systématiques, pour que le corps soit effectivement débarrassé de ses déchets. Au cours de ce processus, on pourra observer comment le corps élimine continuellement des déchets par toute sa surface, par le canal urétral, par le côlon, par chaque pore de la peau, par les yeux, les oreilles, le nez et la gorge. On constatera l'expulsion de mucus sec par exemple au moyen de pellicules, et de mucus humide sous des formes variées.

Comment nier de bonne foi après ces observations que les maladies proviennent de la présence d'une immense quantité de déchets accumulés ? Comment ne pas comprendre qu'il est possible d'éliminer à l'avance, par le régime et le jeûne, le substratum des maladies chroniques ?

Après une expérience personnelle, le lecteur sera certainement d'accord, et ne trouvera pas exagéré de dire que l'impureté intérieure est une expression trop faible pour décrire la constipation chronique. Une description sincère s'accommoderait mieux des mots : « déchets, fange, mucus, puanteur et pourriture ».

La Formule de la Vie
Le Professeur Ehret se sert parfois d'une équation pour exprimer la formule de la vie et en même temps celle de la mort. Voici cette formule bien simple.

Il appelle « V » la vitalité.

Il appelle « F » la force qui, sans aliments et pendant un temps dont personne ne connaît la durée maximum, fait mouvoir la machine humaine, maintient en vie, engendre vigueur, rendement et endurance.

Il appelle « O » l'obstruction, l'encombrement, les matières étrangères, le mucus, les toxines et toutes les impuretés qui obstruent la circulation, diminuant la perméabilité des organes internes.

L'équation de la vie est alors : V = F — O.

Aussitôt que « O » est sur le point de devenir plus grand que F, l'équation montre que la machine humaine va s'arrêter.



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En mécanique, un ingénieur peut calculer de manière [similaire la puissance utilisable d'une machine par la formule : D (puissance disponible) = P (puissance théorique) — F (frottement). A puissance théorique égale, la machine la plus parfaite est celle qui travaille

Si l'on applique cette idée fondamentale à la machine humaine, on voit aussitôt combien souvent la médecine fait fausse route. On voit aussi que les naturistes ont trouvé un mode de guérison véritable en éliminant les obstructions, c'est-à-dire les dépôts étrangers au corps, les mucus, et les produits de décomposition.

Mais jusqu'ici la science moderne n'a pas réussi à montrer ce qu'est réellement la vitalité et combien elle peut devenir prodigieuse. Elle n'a pas non plus montré comment on peut accéder à une santé absolue, supérieure et magnifique.

Le Professeur Ehret enseigne une nouvelle physiologie basée sur le redressement des idées erronées concernant la circulation, la composition et la formation du sang, le métabolisme.

Son leitmotiv est celui-ci : ce qui ne peut pas être vu avec évidence, ou conçu immédiatement par des raisonnements simples, n'est pas sérieux.

Avant tout, la machine humaine ressemble à un moteur à gaz que les poumons font marcher par pression et contrepression d'air. A l'exception du > squelette, ce moteur est construit avec des matériaux \ caoutchouteux très élastiques et spongieux appelés chairs et tissus.

Ce moteur fonctionne comme une pompe mue par de l'air comprimé, avec une circulation interne corrélative de liquides, sang et autres sucs. Les poumons sont la pompe et le cœur est la soupape, contrairement à ce qui est généralement enseigné. Le corps fonctionne automatiquement en inhalant de l'air sous la pression atmosphérique de un kilo par centimètre carré, et en expulsant de l'air chimiquement changé sous l'effet de la contrepression équivalente du diaphragme, et des autres muscles qui concourent à la respiration.

C'est cela qui est la vitalité, le premier ressort de la vie animale. C'est cela qui a été appelé « F » dans l'équation de la vie et qui maintient en vie. On ne peut pas vivre cinq minutes sans air. 70 centilitres d'air constituent une inspiration normale et ne pèsent qu'un gramme. Veuillez bien comparer l'effort d'une inspiration et celui qu'il faut pour mouvoir un gramme. Le premier est peut-être cent fois plus énergique que le second. C'est lui qui force le sang à circuler, tandis que l'effort du cœur correspond à l'énergie très minime nécessaire et suffisante pour ouvrir et fermer quatre soupapes en une seconde et adapter le volume du cœur à son contenu sous l'effet de contre-pressions existantes.

Pour que l'ensemble de ces mouvements soit possible, il faut que la machine soit bâtie en tissus élastiques et spongieux et qu'elle possède une force vitale de tension, une capacité de vibration, d'expansion et de contraction. Le chimiste Henzel a démontré que l'élasticité vitale spéciale des tissus est due à une combinaison de sucre et de chaux. Tels sont les faits qui ont constitué jusqu'ici le secret de la vitalité.

Le mot latin spira signifie d'abord air, ensuite esprit. Le souffle de Dieu est avant tout du bon air frais. Un dicton assure que la respiration est la vie.

iOn peut développer la vitalité et la santé par des exercices physiques et respiratoires. On peut chasser des obstructions en développant une plus forte pression et une plus forte contrepression d'air.

Il est également vrai que l'on peut remédier aux maladies en accélérant artificiellement la circulation, en mettant de « l'avance à l'allumage » et en faisant vibrer les tissus. Mais en agissant de la sorte on ne fait qu'augmenter artificiellement « F » (la force) pendant un temps, au détriment de la capacité des tissus à utiliser la contrepression et de leur élasticité. En d'autres termes, on n'augmente pas « V », bien au contraire. Chacun sait par expérience ce qui arrive à une bande de caoutchouc continuellement tendue à l'extrême : elle perd son élasticité.

Qui prétendrait nettoyer un moteur en le faisant constamment tourner à plein régime et en le secouant ? Il faut d'abord le vidanger, puis l'imprégner de liquides susceptibles de dissoudre les dépôts inutiles et enfin changer le combustible pour un meilleur.

La dernière phase de cette action pose la question des aliments. Quels sont ceux qui donnent le plus d'énergie, d'endurance, de santé et une vitalité accrue ; quels sont ceux qui provoquent les maladies et la vieillesse ?

Ces bases étant posées, que faut-il pour augmenter la vitalité ?

La formule « V » = F — O donne une réponse aveuglante de clarté et dissipe tout mystère. Il faut diminuer « O » (les obstructions) en commençant par diminuer les quantités de nourriture de toute espèce. Il faut même supprimer entièrement la nourriture pendant un temps, si le diagnostic le justifie.

Ensuite, il faut arrêter ou au moins diminuer par tous les moyens l'ingestion d'aliments générateurs de mucus, et accroître l'ingestion de ceux qui dissolvent les obstructions, ainsi que de ceux qui donnent au sang sa richesse et aux tissus leur élasticité.

Aussitôt, « V » (la vitalité) est accrue, par suite du fonctionnement libre de « F », source de puissance presque illimitée.

En d'autres termes, le problème de la vie animale consiste à faire fonctionner la machine avec une circulation libre et à assurer ses réactions par le maintien de l'élasticité des tissus au moyen d'une nourriture appropriée.

Dans un corps rempli de déchets et de poisons, les bons aliments ne peuvent pas entrer convenablement dans la circulation sanguine pour devenir des substances vitales productrices d'énergie. Ils sont mélangés avec du mucus et des auto-toxines qui les empoisonnent. Ils peuvent diminuer la vitalité, et accroître « O » au lieu d'accroître « F ».

Il est bien inutile de rechercher les valeurs alimentaires avec l'idée d'accroître « F » ou « V » tant que le corps est plein de « O ».

La technique du Professeur Ehret consiste à augmenter la vitalité au moyen de courtes périodes de jeûne alternant avec l'ingestion d'une nourriture sans mucus ou pauvre en mucus, mais pas avec l'idée fausse que « V » est directement accru chez une personne malade par l'ingestion de cette nourriture. Il faut se débarrasser de « O » à l'aide de menus établis personnellement et intelligemment pour chaque cas particulier, et « V » augmentera automatiquement. Le jeûne permet d'obtenir ce résultat avec une bien plus grande rapidité.

On touche maintenant du doigt une des raisons pour lesquelles tant de cures de jeûne ou de fruits échouent. Certaines personnes inexpérimentées font dissoudre les obstructions trop rapidement, par trop grandes masses à la fois et se sentent bien pour un temps. Le processus de dissolution atteint alors des couches plus profondes et l'obstruction dans le sang réaugmente. Le patient se sent faible et reprend des aliments <•• civilisés » dont l'absorption arrête aussitôt l'élimination en cours. Il se sent bien de nouveau, rejette sur les bons aliments la responsabilité de sa faiblesse, et considère les mauvais comme nécessaires au soutien des forces vitales. Il perd sa foi et dit en toute sincérité : « J'ai essayé, mais ça n'a pas marché ».

Telle est une des pierres d'achoppement sur lesquelles viennent buter les patients et souvent même les médecins naturistes ainsi que les spécialistes des régimes.

Beaucoup d'entre eux ont cependant de l'expérience, mais très peu comprennent que la vitalité, l'énergie et la force ne proviennent pas principalement de la nourriture.

Voici le résumé des idées du Professeur Ehret à ce sujet :

La vitalité ne trouve pas sa source première et
directe dans la nourriture, mais dans une force extérieure inconnue dont l'action se traduit par la respiration et la capacité d'effectuer des échanges chimiques. Elle est plus ou moins freinée par les obstructions
de l'organisme humain, mucus et produits toxiques.
C'est seulement aux dépens de la vitalité (de l'élasticité des tissus) que l'on peut enlever les obstructions par les procédés artificiels, tels que massages, vibrations tissulaires, excès sportifs, etc..
L'énergie vitale physique et mentale, en provenance exclusive de l'air et de l'eau, est considérable aussitôt que « F » peut travailler sans obstruction dans un corps parfaitement nettoyé. Elle dépasse l'imagination.
Personne ne connaît le délai maximum pendant lequel le corps qui se trouve dans cet état idéal peut se passer d'aliments solides et liquides. Dans un tel corps, la force « F » se nourrit de l'appoint d'autres agents naturels, tels que l'électricité, l'ozone, la lumière (surtout solaire), les parfums des fruits et des fleurs. Dans ces conditions de perfection naturelle, il est même possible que l'azote de l'air puisse être assimilé directement.

Une nouvelle physiologie
Nous venons de voir en quoi consiste la vitalité. A la lumière de ces données, les notions usuelles de physiologie demandent à être revues, notamment sur les points suivants :

Théorie de la circulation du sang
Métabolisme
Utilité des protéines alimentaires
Composition du sang
Formation du sang.
Circulation du sang
Répétons ici que les muscles du cœur sont incapables de fournir toute l'énergie nécessaire à la circulation du sang. Ce sont les dilatations et les contractions des poumons qui fournissent la plus grande partie de la force motrice nécessaire, en comprimant des tissus élastiques d'où le sang est chassé en avant, puis en les laissant se remplir à nouveau pendant la détente. Le cœur sert surtout de soupape régulatrice, comme dans un moteur l'aspiration, la compression, la combustion et l'échappement fournissent la force motrice, les soupapes ne servant qu'à régler l'arrivée du mélange combustible.

Dans la vie embryonnaire, la pression du liquide sanguin est fournie par les poumons de la mère. Dès qu'elle est interrompue, il faut que le nouveau-né respire lui-même. S'il n'est pas en état de le faire, il meurt, et pourtant il y a des mois que son cœur bat. Mais ce petit cœur n'a pas la force de faire circuler le sang. Il ne peut que régler la distribution du sang arrivant déjà sous pression.

Si l'on veut un exemple de plus, imaginons que l'on veuille accélérer ou ralentir la circulation, d'abord sans drogues, puis avec drogues.

Sans drogues, on n'a pas d'action directe sur le cœur. Mais on dispose d'une action directe sur les poumons. Il suffit de respirer très fort et très vite, de presser sur l'accélérateur pulmonaire, pour accélérer vivement la circulation et voir augmenter en conséquence le nombre des battements du cœur.

Avec drogues, les conclusions sont les mêmes, quoique plus sujettes à discussion. Aussitôt qu'un poison stimulant, l'alcool par exemple, entre dans la circulation, l'activité du cœur est augmentée. Par contre, les poisons paralyseurs des nerfs et de la tension musculaire générale, tels que la digitale, ont pour effet de la ralentir.



MÉTABOLISME
Les recherches du Professeur Ehret, son expérience et ses observations portant sur plusieurs centaines de jeûneurs, ont démontré nettement que la protéine des cellules vivantes du corps n'est nullement détruite par le processus de la vie, et n'a besoin d'être entretenue que par un appoint infinitésimal. On ne parle pas ici des graisses superflues.

Le public est généralement persuadé que les jeûneurs vivent de leur propre chair par autophagie. Or, ce qu'on appelle métabolisme dans ce cas n'est que l'élimination naturelle des déchets par le corps aussitôt que l'estomac est vide.

Même le Docteur Kellog est persuadé qu'un vergétarien devient carnivore lorsqu'il jeûne, et les naturistes ont plus ou moins endossé cette erreur. Ils s'imaginent que la machine humaine ne peut pas fonctionner une minute sans aliments solides, protéines et graisses, et ils concluent à tort que l'homme meurt ou doit mourir d'inanition aussitôt qu'il a consommé ses protéines et ses graisses au cours d'un jeûne. Or, voici les faits :

Les individus maigres peuvent jeûner plus facilement et plus longtemps que les gras. Les fakirs hindous n'ont que la peau et les os. Ce sont les types les plus maigres connus et cependant ce sont les plus capables de jeûner longtemps sans inconvénients. Où est l'usure de leurs protéines dans ce cas ? Et celle de leur chair ? La vérité, c'est que mieux le corps est débarrassé de ses déchets et de ses mucus, plus il supporte facilement un long jeûne. Si l'on veut jeûner, le préliminaire naturel est donc un régime laxatif d'élimination. C'est après une période prolongée de régime sans mucus que le Professeur Ehret a pu effectuer son record de jeûne sous contrôle officiel, soit 49 jours sans aliments solides ni liquides autres que de l'eau.

Nous répétons que la graisse humaine n'est qu'une substance inutile, non incorporée, et en décomposition partielle. Plus le corps est libre de graisses, de mucus et de poisons (lesquels s'éliminent dès que l'on jeûne), plus il lui est facile de supporter un long jeûne exclusivement avec de l'eau.

A l'état de santé, le corps humain n'expulse ou ne brûle aucune cellule vivante. Personne ne sait combien de temps il est possible de jeûner sans mourir de faim lorsque le corps est épuré. L'Eglise catholique cite des saints qui ont jeûné pendant des années.

La théorie du métabolisme proclame la nécessité du remplacement des cellules (alors que celles-ci ne sont pas usées) à l'aide d'aliments cadavériques riches en protéines, et de viandes partiellement décomposées ayant traversé le processus destructif de la cuisson.

L'imagination la plus dévergondée ne suffit pas pour concevoir la folie de cette doctrine et de ses conséquences, ni pour comprendre à quelle vitesse son application fait périr les individus.

La plupart des gens sont persuadés qu'en augmentant de poids au moyen d'une « bonne nourriture » on forme de la chair et qu'on fortifie sa santé. Or, si l'on nettoie l'intestin d'un homme gras et soi-disant bien portant, on lui fait perdre immédiatement 2 ou 3 kilos de sa « santé », même si ses selles ont toujours été régulières.

Le vocabulaire usuel n'est pas assez riche pour permettre de formuler une conclusion.

Aliments riches en protéines
Lorsque le mouvement naturiste et les régimes sans viande virent le jour au siècle dernier, les médecins voulurent prouver mathématiquement que l'énergie physique et mentale devait être entretenue par le remplacement quotidien d'une certaine quantité de protéines.

Lorsqu'une personne se sentait faible, se fatiguait rapidement, s'épuisait ou tombait malade, il devint à la mode de lui conseiller d'agir exactement à l'opposé des lois naturelles.

On a vu par tout ce qui précède combien la force d'un individu peut augmenter sans aucune espèce de nourriture et plus particulièrement sans protéines. La vérité est que les aliments riches en protéines agissent pendant un temps comme stimulants, parce qu'ils se transforment rapidement en poisons à l'intérieur du corps. Chacun sait que les substances animales deviennent très toxiques dès qu'elles s'oxydent à l'air. Elles le sont encore plus à la température du corps.

Les savants eux-mêmes divergèrent de vues. Les uns crurent pouvoir prouver que l'homme appartient biologiquement à la classe des carnivores, tandis que les autres prouvaient qu'il descend du singe, lequel est exclusivement frugivore. Il est pourtant bien évident que l'adulte n'a pas besoin de beaucoup de protéines, puisque le lait de femme n'en contient que 3 %, et qu'avec ce faible chiffre la nature bâtit un corps nouveau.

L'erreur va plus loin : on s'ingénie à remplacer de force quelque chose qui n'est pas détruit, ni usé, ni consommé.

Il est vrai que la vie est basée sur la transformation des matières par voie chimique et physiologique, mais non sur l'idée absurde qu'il faut manger des protéines pour fabriquer les protéines des muscles et des tissus. Est-il nécessaire qu'une vache boive du lait pour produire du lait ?

Nous verrons plus loin à propos de la formation du sang comment certaines transformations de matières prennent place dans le corps, et comment certains aliments produisent des protéines. Ces transformations n'ont pas lieu par remplacement d'anciennes cellules par des nouvelles. Elles se forment sous l'action des sels minéraux qui sont les pierres angulaires de la vie animale et végétale. Les additions de remplacement sont très inférieures à ce que l'on enseigne.

Comparons maintenant deux hommes dont l'un suit un régime carné accentué, et l'

ons@
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03.07.2007, 01:34
Post: #2
RE: Frugivore / Fruitarien
Rudolf Sappel wrote:


Dear Nathalie, what do you think about the french text about fruitarians? If you find something nasty, then tell me and please help me to correct it, if it's possible.
I guess you are very busy, because you had not been visiting our fruitarian forums anymore. regs & love, ons@




----- Original Message -----
From: pelagus
To: Rudolf Sappel
Sent: Monday, July 02, 2007 4:45 PM
Subject: Re: fruitarian regs


hi rudolph,

sorry about the time to respond, but i haven't been much on my computer lately.
i've been on the forum a while ago, but could not find it anymore. The link did not work, so i thought you stopped it.
i corrected the mistakes in the text below.
It is an excellent article, but i'm just a bit confused about the perspective that avocados are NOT fruit... hmmm...
Anyway!

i hope you're doing well!
pelagus



Dear Pelagus, Avocados are fruits.
Do not get confused. I have a avocadotree in the garden. I even had been making fotos of the avocadoflowers..
Avocado-leafs, seeds and the skin is toxic except the creamy stuff.
I know, it is a bit complicated with all that fruitarian forums, but we will find thrue.

Iam fine, having visit from my friend Michael, fixing the computers..
All plants need is love..

http://www.urhorn.de

Here is our good old frugiforum in Switzerland:
http://www.urhorn.de/wieBS/index.php

And that is our very new one:

http://www.fruchtesser.de/frugiforum/




Post: #1Frugivore / Fruitarien

Frugivore / Fruitarien : personne qui ne se nourrit que de fruits (frais, secs et graines). L'idée majeure derrière ce mode d'alimentation est de ne pas détruire de plantes pour se nourrir, ce qui peut être évité, dans une certaine mesure, si on se contente de cueillir des fruits des arbres.


Fruitarisme
Régime issu du végétalisme mais n’acceptant que le fruit des plantes, c’est-à-dire des aliments qui
correspondent à la définition botanique du fruit d’une plante florale (ou l’organe reproducteur où se
trouvent les graines), comme les baies de toutes sortes, les noix, les graines, l’huile d’olive, le piment, la tomate...

http://www.icem-pedagogie-freinet.org/ic...benp-4.htm

La physiologie de l'homme correspond-elle à un régime fruitarien ?

Certainement, oui. Notre anatomie est identique à celle des singes mangeurs de fruits. Nous avons, avec eux, malgré des différences manifestes, certaines similitudes de bipédie et bimanie et une conformation bucale identique. Nos mains sont, comme celles du singe, constituées pour la préhension et la flexion arrière de la tête, nous permet d'inspecter les arbres du regard pour y choisir le fruit qui répond à notre odorat subtil. L'analyse du sang des grands singes possède une grande analogie avec la composition du sang humain et la faible longueur d'intestin de l'homme et des anthropoïdes semble tirer tous avantages de la digestion des fruits qui ne laissent aucuns déchets putrides dans l'organisme.



http://www.fredericpatenaude.com/francais/fruits.html


Existe-t-il un meilleur aliment que les fruits?

Par Frédéric Patenaude

Traduction de Maryse Lehoux

Les fruits sont un tel délice pour tous sens. De tous les aliments disponibles, les fruits sont les plus beaux, délicieux et agréables. De tous les aliments naturels, c’est à dire les aliments que nous pouvons manger dans leur état naturel, les fruits sont les aliments vers lesquels nous sommes les plus attirés . Les humains sont nés avec un instinct naturel pour les aliments sucrés et dans la nature, cet instinct nous dirige naturellement vers les fruits.

Lorsque nous avons faim – et je veux dire vraiment faim – les fruits sont souvent la nourriture la plus satisfaisante que nous pouvons manger. N’y a-t-il rien de mieux que de dévorer une délicieuse mangue mûre durant une chaude journée d’été? Ou de mordre dans une succulente pomme, fraîchement cueillie? Ou d’apprécier une orange juteuse et sucrée, mûrie à souhait? Existe-t-il un plat cuisiné qui peut battre une cerise mûrie à la perfection?

Les fruits ont été consommés par l’être humain dans les temps aussi lointains que nous connaissons, alors que les céréales, légumineuses et les produits laitiers ont été cultivés depuis 10 000 ans ou moins, ce qui représente un souffle dans la vie de l’humanité. Les études anthropologiques ont démontré que les fruits ont formé une partie importante de l’alimentation de l’être humain pendant des centaines de milliers d’années.

Les fruits ont toujours été reconnus comme étant l’un des aliments les plus sains qu’il existe. Dans l’esprit de la plupart des gens, les fruits sont vus comme un aliment nourrissant que nous devrions manger à cause de son contenu vitaminique. Même s’ils réalisent les qualités nutritionnelles exceptionnelles des fruits, peu de gens leur donnent la place qu’ils méritent dans leur alimentation. Les fruits sont toujours mangés comme une “collation” ou un “dessert”, mais sont rarement vus comme un repas principal. Dans l’esprit des gens, les fruits sont une collation santé mais pas comme un aliment qui peut soutenir un travailleur physique, comme la viande ou le pain. Ils ne réalisent pas que les fruits devraient être la base dans l’alimentation et que ceci a été le cas pendant des millions d’années, bien avant que le pain et le riz soient cultivés et que le fromage, les sandwichs et les « twinkies » soient inventés.

Manger des fruits offre de nombreux avantages:
* Les fruits constituent la meilleure de sucre naturel, nécessaire à l’énergie.
* Les fruits représentent encore la meilleure source de vitamines parmi tous les aliments.
* Les fruits sont remplis d’antioxydants.
* Les fruits sont plus faciles à digérer que les céréales. Les fruits sont pratiquement prédigérés. La digestion d’un fruit mûr requiert peu d’enzymes digestives et fatigue donc moins le corps.
* Les fruits sont alcalinisants (alors que les viandes, poissons, céréales et légumineuses sont acidifiants).
* Les fruits contiennent de l’eau pure en abondance.
* Les fruits sont faciles à manger. Ils ne requièrent pratiquement aucune préparation.
* Les fruits sont beaux. Tous nos sens sont nourris par les fruits, pas seulement le sens du goûter.
* Les personnes qui mangent beaucoup de fruits vivent plus longtemps. Une étude publiée dans le British Medical Journal (septembre 2001) a démontré que les fruits frais sont le meilleur gage pour une longue vie. Les résultats de cette étude démontrent que les personnes mangeant des fruits régulièrement ont 32% moins de risques de mourir d’une maladie cérébro-vasculaire, telle qu’une attaque, et 24% moins de risques de mourir d’une maladie cardiaque que ceux mangeant des fruits moins d’une fois par jour.
* Les fruits contiennent beaucoup de fibres, nécessaires pour une digestion optimum.
MANGER LES FRUITS AVANT LES REPAS ET AUTRES RÈGLES DE COMBINAISONS ALIMENTAIRES

Les hygiénistes savent depuis longtemps que les fruits ne se combinent pas bien avec les autres aliments pour la raison que les fruits contiennent des sucres simples ne requérant aucune digestion. Ils ne resteront donc pas longtemps dans l’estomac. D’autres aliments, tels que ceux riches en gras, protéines et amidon, resteront dans l’estomac plus longtemps parce qu’ils exigent plus de digestion. Si vous mangez un fruit à la suite d’un repas, le sucre du fruit restera trop longtemps dans l’estomac et fermentera. Ceci explique pourquoi les gens ressentent des troubles digestifs lorsqu’ils mangent les fruits de cette façon. Ils blâment le fruit pour leur trouble et se déclarent “allergiques” à ce fruit.

Les hygiénistes ont recommandé pendant longtemps de manger les fruits seuls, sans aucune autre nourriture. Ils recommandent également de manger les melons seuls et d’éviter de mélanger les fruits acides avec les fruits doux, tels que les bananes. Ce sont de merveilleuses recommandations, mais qui peuvent définitivement être simplifiées.

Beaucoup de personnes ont de la difficulté à manger un repas de fruits. Ils mangeront un repas de melon et peu de temps après, ils auront encore faim. La simple et bonne raison est que les melons ne sont pas riches en calories. Manger un petit cantaloup (200 calories) ne les soutiendra pas très longtemps. Ils essayeront d’attendre au prochain repas parce qu’ils ont lu que la combinaison des melons avec les autres fruits n’est pas permise. Entre temps, souvent, ils mangeront en excès des fruits séchés et des noix afin de compenser.

La solution à ce problème est très simple : puisque les fruits se digèrent rapidement, il est possible de manger les fruits avant toute autre nourriture. Vous pouvez, quand vous avez faim, manger autant de fruits que vous en avez besoin. Une sorte de fruit à la fois serait l’idéal. Vous attendez un peu, par exemple, 5-10 minutes, et continuez avec les autres aliments que vous désirez. Ceci peut être une salade, un petit avocat avec des tomates, quelques noix ou rien. Ça peut aussi être des aliments cuits. Si vous avez essayé de suivre les règles de combinaisons sans succès, cette nouvelle information pourrait vous être très utile.

Le même raisonnement s’utilise lorsque vous combinez d’autres fruits ensemble. Vous pouvez manger tout le melon que vous désirez et ensuite, si vous avez encore faim, manger une autre sorte de fruit pour satisfaire votre appétit. Il n’est pas nécessaire de manger les melons seuls s’ils sont mangés avant d’autres aliments. Vous pouvez également manger du melon et, ensuite, manger un avocat. La seule chose importante à se rappeler est de manger les fruits en premier - non après, et idéalement de prendre une variété à la fois.
LES FRUITS ET L’EXERCICE PHYSIQUE

Les fruits sont les aliments idéaux pour l’exercice physique. Les meilleurs aliments après une séance d’entraînement ne sont pas les muffins, le yogourt ou les concentrés de protéines, mais les fruits frais. Les coureurs et les autres athlètes savent depuis longtemps qu’il n’y a rien de mieux après une séance d’entraînement que les fruits sucrés contenants beaucoup d’eau, tels que les oranges ou les melons. Ils contiennent suffisamment d’eau pour hydrater le corps et leurs sucres naturels sont utilisés rapidement pour produire de l’énergie.

L’activité physique régulière améliore la sensibilité à l’insuline, qui est l’efficacité de l’insuline à transporter le sucre à vos cellules. En d’autres mots, si vous faites de l’exercice, vous serez capable de mieux utiliser le sucre des fruits et serez moins sujet à expérimenter fluctuations du taux de sucre sanguin.
EST-CE QUE LES FRUITS SONT ALCALINISANTS OU ACIDIFIANTS?

Il est connu depuis longtemps que les fruits sont les aliments les plus alcalinisant. Même s’ils sont acides au goût, comme les oranges, à la suite de la digestion, les fruits sont alcalinisants.

Cependant, quelques auteurs ont récemment affirmé le contraire. Selon Dr Robert Young, auteur de « The pH Miracle », les fruits sont acidifiants à cause de la haute teneur en sucre. Il explique ensuite sa théorie sans fondement que le sucre fermente et produit de l’acidité dans le corps.

Dr Robert Young est complètement dans l’erreur sur ce point. Les fruits sont alcalinisants même s’ils contiennent du sucre. Le sucre naturel contenu dans les fruits est parfaitement utilisé par le corps et ne fermente pas nécessairement pour produire de l’acidité. Le fait est que les cures de fruits ont été utilisées pendant des centaines d’années pour combattre l’acidité. Les gens font des cures de raisins, oranges, etc. ce qui aide à éliminer l’excès d’acidité dans leur corps. Les naturopathes, hygiénistes et autres praticiens de la santé, traditionnels et alternatifs, connaissent depuis des siècles que les fruits sont alcalinisants - et ce fait n’est pas remis en question dans les théories absurdes du Dr Young sur les fruits acidifiants.
LES FRUITS ET LES MINÉRAUX

Quelques auteurs recommandent maintenant de ne pas manger trop de fruits parce qu’ils ne contiennent pas suffisamment de minéraux. Selon eux, les fruits cultivés selon les méthodes modernes d’agriculture, même si elles sont biologiques, ne contiennent pas suffisamment de minéraux. Ils recommandent donc de manger plus de légumes.

Par contre, ces personnes ne réalisent-elles pas que si les fruits cultivés aujourd’hui contiennent moins de minéraux qu’avant, les légumes, qui sont cultivés sur le même sol, contiennent aussi moins de minéraux ? Suggèrent-elles que nous devrions également manger moins de légumes? Donc, nous ne devrions rien manger du tout ? Le bon sens nous met en garde contre ces conseils. Les fruits cultivés aujourd’hui contiennent toujours des minéraux et sont même remplis de minéraux. La solution n’est pas d’arrêter de manger des fruits mais bien de chercher les fruits de la meilleure qualité possible. Les fruits sont toujours essentiels dans l’alimentation puisqu’ils procurent des sucres naturels pour l’énergie et qu’ils sont la meilleure source de vitamines.
EST-CE QUE LES FRUITS SONT TROP HYBRIDES?

Plusieurs auteurs suggèrent d’éviter les fruits parce qu’ils sont trop hybrides. Selon eux, les fruits hybrides contiennent trop de sucre. Analysons ces arguments pendant une minute. Le processus d’hybridation en est naturel. Il n’y a rien de mal dans ce processus. Les humains ont fait la même chose que ce que la nature a fait pendant des milliers d’années. Nous avons sélectionné les graines des meilleurs fruits au goût et avons planté ces graines au lieu de celles des fruits de qualité inférieure. Le même processus d’hybridation et de sélection des graines a été utilisé pour tous les légumes, tels que tomates, laitue, etc. Toute la nourriture que nous achetons aujourd’hui est hybride depuis des siècles.

Les problèmes surviennent lorsque les fruits sont hybridés pour des raisons purement commerciales. Par exemple, nous avons été témoin de l’arrivée des fruits sans pépins dans les dernières années. Ces fruits ont été intensément hybridés dans le but de produire un fruit pour des qualités que les consommateurs recherchaient (tel qu’un fruit sans pépin) apportant des qualités nutritionnelles inférieures. Avec ceci en tête, je suis totalement d’accord avec ceux qui ont démarré une guerre contre les raisins et melons d’eau sans pépins. Ces fruits sont certainement d’une qualité inférieure.

Nous pouvons espérer que, dans le futur, l’humanité retrouvera son bon sens et cultivera des aliments avec un goût et une valeur nutritionnelle exceptionnels et non pas ceux avec certains aspects esthétiques que le marché recherche.

Entre temps, nous devons acheter les meilleurs fruits que nous pouvons trouver. En mangeant une large variété d’aliments, nous nous assurons d’atteindre un équilibre nutritionnel complet dans les aliments que nous pouvons trouver dans les magasins.

Le fait que ces fruits contiennent beaucoup de sucre n’est certainement pas un problème à moins que quelqu’un décide de manger seulement des fruits, ce que je ne recommande pas. Le sucre des fruits est utilisé à la perfection par le corps et est la source d’énergie la plus naturelle que nous puissions consommer. En autant que nous mangions un fruit frais entier avec toute son eau et sa fibre, le sucre de ces fruits ne sera pas un problème.

Bien sûr, je ne recommanderais pas que vous basiez votre alimentation sur un seul fruit, tel la banane. Je crois que nous devons manger une grande variété d’aliments. Les bananes ne sont pas plus importantes dans l’alimentation que les kiwis ou les bleuets. Je crois que nous devons manger selon la saison et ne pas manger d’un seul aliment, tel la banane, à chaque jour - même si cet aliment peut être disponible à longueur d’année.
EST-CE QUE LES FRUITS CONTIENNENT TROP DE SUCRE?

Le corps a besoin du sucre naturel en tant que source d’énergie. Lorsque les féculents sont mangés, tels que les patates et le pain, les enzymes digestifs réduisent les sucres complexes (amidon) en sucres simples. Lorsque les fruits sont mangés, le corps utilise les sucres simples (fructose ou autres) directement, sans devoir les réduire davantage. Cependant, ceci n’est pas comme manger du sucre raffiné. Dans le cas du sucre raffiné, la nourriture est absente de nutriments et de fibres. Le sucre entre donc rapidement dans le corps et n’est pas ralenti par le processus de digestion des fibres. De plus, les calories trouvées dans le sucre sont “vides” car elles ne fournissent pas de vitamines ou de minéraux. De l’autre côté, les fruits sont remplis de nutriments. Ce qui veut dire que pour chaque calorie fournie, ils fournissent également plusieurs micro-nutriments – vitamines et minéraux.

Si vous éliminez la plupart des fruits sucrés (sucre) et la plupart ou tous les glucides complexes (amidon), vous devrez obtenir vos calories à partir d’autres sources – protéines ou gras. Il est difficile d’obtenir beaucoup de calories des protéines et les diètes à haute teneur en protéines sont reconnues pour être nuisibles pour la santé. Vous vous retrouverez inévitablement à consommer de grande quantité de gras. Les conséquences d’une diète à haute teneur en gras sont bien documentées. (Voir Klaper, McDougall, Fuhrman, Barnard, etc.)

La plupart des experts végétariens et végétaliens influents recommandent une diète dont 10-15% des calories proviennent du gras. Aucun expert de la santé crédible ne recommanderait une alimentation dont plus de 20-25 % des calories proviennent des gras.

Mais beaucoup de crudivores enthousiastes ne sont pas au courant de ceci. Ils vivent sur une diète à très haute teneur en gras. Ils mangent des beurres de noix, des pâtés de noix, des huiles raffinées, des craquelins de lin, etc. Ils prépareront une salade avec 2-3 avocats (quelques fois plus!) et le sac de noix de macadamia devient leur nourriture de réconfort. En moyenne, plus de 50% de leurs calories proviennent des gras, souvent jusqu’à 70%. Sans aucun doute, une telle quantité de gras dans une diète est extrêmement malsaine et c’est la raison principale pourquoi les gens échouent avec de tels régimes.

Un effet secondaire malheureux d’un tel régime malsain est qu’ils ne peuvent plus gérer les fruits sucrés. Il est prouvé que les diètes à haute teneur en gras diminue la sensibilité de l’insuline (l’efficacité de l’insuline dans le transport du sucre aux cellules) et augmente donc les niveaux de sucre dans le sang. 1 Ceux qui vivent sur ces régimes à haute teneur en gras, soit la plupart des crudivores, expérimenteront inévitablement des variations du sucre dans le sang lorsqu’ils mangeront des fruits. Le problème n’est donc pas le fruit en tant que tel, mais les grandes quantités de gras consommées. Une fois que vous avez réduit substantiellement la quantité de gras que vous consommez, en éliminant toutes les huiles et en réduisant la quantité d’avocats, de noix et des autres aliments gras, votre corps sera capable d’utiliser le sucre des fruits plus efficacement.

En sachant que la source primaire de combustible pour le corps humain est le sucre naturel, le concept des fruits ayant “trop de sucre” devient illogique. La seule façon de consommer trop de sucre sous la forme des fruits serait de trop en manger, ce qui est difficile lorsqu’on mange des fruits à haute teneur en eau.
UNE ALIMENTATION À BASE DE FRUITS – QU’EST-CE QUE C’EST?

Une alimentation à base de fruits serait celle où vous obtiendriez la plupart de vos calories des fruits sucrés. Ceci signifie qu’au moins 50% de vos calories proviendraient des fruits frais. Si vous vous nourrissez seulement d’aliments crus, ce pourcentage sera beaucoup plus élevé. En fat, au moins 75% de vos besoins énergétiques proviendront des fruits.

Est-ce que ça semble beaucoup? Je vous ai créé des menus de fruits saisonniers fournissant environ 1 000 calories chacun. Souvenez-vous que je ne vous suggère pas de consommer tous ces fruits d’un coup. Je vous donne seulement des exemples afin que vous ayez une idée de la quantité de fruits nécessaires pour fournir 1 000 calories. Pour une personne ayant besoin de 2 000 calories par jour, ceci compterait pour la moitié de l’apport calorique.

Et rappelez-vous comment les fruits sont agréables et pleins de vitamines! Je vous donne également une idée des nutriments que vous obtenez en mangeant tous ces fruits tous les jours. J’ai calculé les valeurs pour moi-même (5’10”, homme, 28 ans) et elles sont donc approximatives.

1000 calories de fruits sont environ:

Un gros bol de cerises (environ 50 cerises) : 250 calories
1 pinte de fraises (100 calories)
15 abricots (250 calories)
3 mangues (250 calories)

(En passant, ces fruits fourniront 750% de votre vitamine C, 385% de votre vitamine A, 125% de votre vitamine E, 110% de votre vitamine B-6, de même que de bonnes quantités de magnésium (42%), phosphore (42%), fer (65%), calcium (23%), thiamine (63%), riboflavine (77%), niacine (55%) et acide folique (55%))

1000 calories de fruits sont environ:

4 bananes (435 calories)
3 grosses oranges (250 calories)
2 pommes grenade (200 calories)
1 grosse pomme (125 calories)

(Ces fruits fourniront 612.48% de votre vitamine C, 268.04% de votre vitamine B-6, de même que de bonne quantité de vitamine E (49.72%), acide folique (70%), niacine (30%), fer (33%), calcium (27%), phosphore (30%) et magnésium (52%))

1000 calories de fruits sont environ:

4 pommes (350 calories)
4 gros kakis (475 calories)
2 poires (200 calories)

(Ces fruits fourniront 149.25% de votre vitamine A, 158.57% de votre vitamine C, de même que de bonnes quantités de vitamine E (73%), thiamine (30%), riboflavine (26%), vitamine B-6 (76%), fer (28%), phosphore (27%) et magnésium (27%))

1000 calories de fruits sont environ:

1 gros cantaloup (285 calories)
1 livre de figues fraîches (350 calories)
2 tasses de raisins (225 calories)
2 pommes (165 calories)

(Ces fruits fourniront 265.73% de votre vitamine A, 7977.1% de votre vitamine E(!), 670.51% de votre vitamine C, 289.11% de votre thiamine et 152.89% de votre vitamine B-6, de même que de bonnes quantités de riboflavine (30%), niacine (36%), acide folique (39%), fer (30%), calcium (28%) et magnésium (30%))
LES FRUITS ET VOS DENTS

Les dentistes savent depuis longtemps que les fruits frais n’encouragent pas la carie dentaire. Même si les fruits contiennent du sucre, ce n’est généralement pas un problème parce que la nature les a remplis de fibres et d’eau avec leur sucre naturel. L’effet combiné de la fibre et de l’eau rince et nettoie la bouche. Avec ceci en tête, nous pouvons clairement voir le danger des fruits séchés et des jus de fruits. Avec les fruits séchés, l’eau a été enlevée. Les fruits séchés colleront donc aux dents et aux gencives, encourageant clairement la carie dentaire et les maladies de gencives. Beaucoup de dents en parfaite santé ont été ruinées à cause de la consommation quotidienne de raisins secs, dattes et autres fruits séchés. Avec le jus de fruits, l’eau est toujours présente mais la fibre a été enlevée. O aura donc un produit plus concentré en acide et en sucre. Si le jus de fruit est bu à petites gorgées et pas bu d’un coup, il encouragera la carie dentaire. La fibre n’est plus présente pour nettoyer les dents. Les dentistes préventifs le savent depuis longtemps et accusent le jus de pomme de ruiner les dents de nos enfants.

L’acide dans les fruits verts a un impact négatif sur les dents et contribue à l’érosion de l’émail et la carie. Il faut éviter d’en consommer et aussi limiter le groupe des agrumes.

Parce que plusieurs d’entre nous sommes prédisposés à la carie dentaire, je recommande fortement que vous rinciez votre bouche avec de l’eau après avoir mangé des fruits. Il serait bon aussi de terminer un repas de fruits par du céleri.
MANGER SEULEMENT DES FRUITS?

Avec toute bonne chose, il semble toujours y avoir quelqu’un qui soit à l’extrême. Manger des fruits étant certainement une bonne chose, nous avons également vu la montée du mouvement « fruitarien », un groupe d’extrémistes de l’alimentation qui a soutenu pendant des années que, puisque le fruit est l’aliment idéal, c’est tout ce que nous devrions manger. T.C. Fry est un théoricien frugivore du passé et un auteur productif qui a influencé le mouvement de la santé d’aujourd’hui plus que tout homme. T.C. Fry a certainement fait sa contribution au monde et c’est grâce à lui plus qu’à toute autre personne si le mouvement crudivore est aussi vivant aujourd’hui. Cependant, T.C. était aussi un personnage excentrique. Ses premières théories sensées sur l’alimentation ont éventuellement évolué en frugivorisme pur. Même si T.C. n’était lui-même pas capable de vivre seulement de fruits, il a proclamé pendant des années que c’était possible et considérait ceci comme étant l’alimentation idéale.

Tout expert nutritionnel crédible sait que vivre de fruits seulement détériorera la santé. Ce qui ne veut pas dire que les fruits ne sont pas sains. Manger seulement des légumes verts s’avèrera être tout aussi impraticable – ce qui ne change rien au fait que les légumes sont des aliments sains.
FRUITS NON SUCRÉS

Dans cet article, j’ai utilisé la définition culinaire des fruits : les fruits sucrés. Bien sûr, n’importe qui avec un peu de connaissance en botanique sait que, dans la nature, tous les fruits ne sont pas sucrés. Concombre, courge, aubergine et tomates sont des exemples de fruits non sucrés. Cependant, dans le but de fournir de la clarté dans l’information nutritionnelle, ces fruits sont mieux classés comme des légumes.
MANGER PLUS DE FRUITS

Une bonne façon de manger plus de fruits est de préparer des smoothies de fruits frais, c’est à dire des fruits mélanger au mixer (blender). Les smoothies n’ont pas besoin d’être compliqués pour être délicieux. Par exemple, j’aime mélanger des bananes et de l’eau et j’obtiens un smoothie. Quand je prépare un smoothie, je mélangerai quelques bananes avec environ 1 tasse d’eau et le boirai après ma séance d’entraînement. J’aime aussi mélanger des mangues avec d’autres fruits. Par exemple, des mangues mélangées avec de la papaye ou des pêches est absolument délicieux. J’ajoute quelquefois un peu de poudre de spiruline pour qu’il soit vert!

Les bananes congelées se mélangent très bien avec toute sorte de smoothies de fruits. Par exemple, mélangez quelques bananes congelées avec un peu d’eau et quelques petits fruits. Vous serez renversé par le goût.
J’espère que cet article vous encouragera à incorporer plus de fruits frais dans votre diète. En conclusion, rappelez-vous les formules suivantes :

Fruits frais + plus d’exercice + moins de céréales et d’aliments raffinés = meilleure santé et énergie

Moins de gras + plus de fruits + plus de légumes verts = encore meilleure santé et énergie

Une bonne alimentation + un esprit équilibré + plaisir – extrémisme = bénéfices inattendus

Pour plus d’information sur les fruits et leurs valeurs nutritionnelles, consulter mon livre La Cuisine soleil

1 Voir Eat to Live, par Dr Joel Fuhrman, M.D. (Little Brown), et Breaking the Food Seduction, par Dr Neal Barnard, M.D. (St. Martin’s Press)



Mais peu d'auteurs se sont réelement penchés sur la question. L'étude des dents montrent sans ambiguité que le régime exclusif des hominidés fut fruitarien durant des millions d'années puis végétariens-fruitarien.
Ce n'est qu'avec la période de changement climatique et le refroidissement de la planète que nous avons commencé à essayer de survivre en s'accommodant de produits laitiers autre qu'humain et d'un peu de viande cru.... et non cuite pas comme dans les films !

Si tu cherches des infos sur des peuples primitifs pas si vieux que ça (quoiqu'ils vivent très vieux !) Tu auras des débuts de réponses avec les Unzas qui est une peuplade quasi végétalienne car ils consomment un peu de produits laitiers pour certains ..ils se trouvent dans les contrefort de l'himalaya au Pakistan il me semble et il serait en partie descendant des légions d'Alexandre le Grand... mais cette dernière info est à prendre avec de belmles pincettes...c'est surtout basé sur leur couleur d epeau plutôt blanche pour la région !
Ils sont quelques dizaines d emilliers et vivent en myenne plus d e100 ans avec de belles capacité phyises , le splus agé atteignenent et dépasse les 150 ans.
Par ailleurs, j'ai entendu parler d'une autre peuplade , cette fois-ci installé dans la cordillère des Andes... en Equateur je crois.. mais je n'ai pas d'infos particulière si ce n'ets qu'ils sont végétariens-fruitariens..

ons@
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